Bio en Hauts-de-France

Agriculture biologique en Hauts-de-France

Les chiffres clés 2018 de l’agriculture bio régionale

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1003 fermes fin 2018 !

Du côté de la production

La barre des 1 000 fermes en bio a été franchie et l’on compte 1 003 fermes fin 2018.

Une dynamique de conversion toujours bien présente

En 2018, 155 fermes sont nouvellement bio, résultant d’une installation ou d’une conversion. Par rapport à l’année précédente, qui était marquée par des projets maraîchers (+36 fermes), 2018 a été très orientée vers la grande culture, avec au moins 44 nouvelles fermes bio supplémentaires vers ce type d’activité principale.

Cela va de paire avec le développement de la culture des légumes de plein champ, très présente dans certaines zones. Parmi les nouvelles fermes de polyculture notifiées en bio dans la Haute Somme, environ la moitié s’orientent vers le légume de plein champ. Voir Cahier ORAB LPC, disponible sur demande.

38 469 ha bio ou en conversion fin 2018

La surface moyenne engagée par ferme tend à augmenter : 38,35 ha fin 2018 contre 37,48 ha fin 2017.

Cela s’explique par plusieurs mécanismes tels que la poursuite de conversion, la conversion de fermes plus grandes, la part de fermes en grandes cultures plus importante.

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Quelles spécificités départementales ?

Bien que les départements ne suffisent pas à qualifier précisément le paysage de l’agriculture biologique, quelques données ressortent.

Carto-Nord

La densité de fermes bio ayant une activité principale en élevage est nettement plus élevée dans le département du Nord, avec 48,3% des fermes orientées vers l’élevage, contre une moyenne régionale de 37,2%. Le nombre de fermes engagées dans le Nord est aussi très important avec 344 fermes, soit 34,2% des fermes bio des Hauts-de-France. Cela s’explique aussi par un nombre important de fermes en maraîchage bio, notamment au niveau de la métropole lilloise. Le département du Nord concentre 40% des fermes en maraîchage bio de la région.






Carto-Oise

L’Oise est, quant à lui, le deuxième département qui regroupe le moins de fermes bio, avec 137 fermes, juste devant l’Aisne où l’on comptait 134 fermes bio fin 2018. Néanmoins, c’est dans l’Oise que la surface moyenne par ferme est la plus élevée avec une moyenne de 48,6 ha par ferme engagée contre une surface moyenne régionale de 38,5 ha comme vu plus haut. L’Oise est marqué par un fort développement des fermes en grandes cultures de grande superficie dont des fermes historiques qui sont maintenant 100% bio.

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Du côté des filières

La dynamique de conversion s’accompagne d’une demande constante en denrées issues de l’agriculture biologique. En plus des débouchés bien ancrés tels que les légumes frais, de nouvelles filières émergent et suscitent de nouveaux besoins de conversion. C’est le cas du légume à destination de l’industrie, filière encore naissante.

Focus monogastriques

La filière se développe beaucoup en région et particulièrement la filière avicole. Entre 2017 et 2018, le cheptel de poules pondeuses a augmenté de 20%. Cette dynamique se poursuit en 2019 avec des projets d’ateliers de grande taille. Les projets de 12 000 poules sont de plus en plus fréquents.

Ce contexte est préoccupant pour la filière qui craint un excédent à venir bien que la consommation nationale ait encore augmenté en 2018 (+12% par rapport à 2017).

Par ailleurs, le modèle de développement orienté vers des grands bâtiments et des volières, souvent déconnecté des cultures, est problématique pour répondre aux besoins en aliment.

La région souffre d’un déficit chronique de céréales et protéagineux pour nourrir les monogastriques et, en 2018, les besoins supplémentaires représentaient une surface de 6 000 ha, soit, plus que l’ensemble des surfaces nouvellement notifiées !

Évolution du contexte réglementaire

Aux besoins cités s’ajoute un contexte réglementaire. Fin 2020, les éleveurs devront nourrir les monogastriques avec un aliment 100% bio quand aujourd’hui, il est possible d’apporter 5% d’aliment protéique non bio. Cela signifie qu’il faudra trouver des alternatives au soja !

C’est l’objectif du projet Protéoluz qui vise à trouver une solution à travers la luzerne, plante riche en protéines et bien adaptée au contexte pédo-climatique des Hauts-de-France.



Nous recherchons des producteurs d’œufs. Si vous voulez en savoir plus ou si vous souhaitez vous impliquer sur cette problématique, contactez Fanny, Chargée de mission Filières
f.vandewalle@bio-hdf.fr ou 07 87 32 64 30