Bio en Hauts-de-France

Agriculture biologique en Hauts-de-France

Les frères Pagie

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"Nous sommes en recherche d'autonomie. En fait, on n'aime pas trop la chimie. On s'est engagé en conversion le 1er décembre 2016. On est rassuré sur la partie technique par les exemples qu'on a vu, les formations, le suivi..." Les frères Pagie

Depuis notre installation, nous sommes en recherche d'autonomie (gestion de l'herbe, réduction d'intrants, d'aliments du commerce, implantation de cultures dérobées...). En fait, on n'aime pas trop la chimie. On ne pensait pas vraiment à la bio, on croyait que c'était réservé aux petites fermes "à l'ancienne" et que la règlementation était très complexe.

En 2016, notre laiterie (Sodiaal) a fait savoir qu'elle recherchait du lait bio pour fournir l'usine Candia d'Awoingt (près de Cambrai). Elle a co-organisé avec Bio en Hauts-de-France une visite de ferme laitière à Bouchain à laquelle nous avons participé. C'est ce qui a vraiment déclenché notre réflexion.

A partir de là, on s'est investi à fond, on a fait un premier diagnostic avec Bertrand Follet de Bio en hauts-de-France, suivi d'une simulation de conversion pour l'élevage laitier. On a aussi fait un diagnostic pour le maraîchage mais on va rester en conventionnel sur cette partie pour le moment : une chose à la fois ! On s'est aussi formé sur les rations, sur l'assolement. Ce qui nous rassure, c'est qu'on est vraiment bien suivi.

On s'est engagé en conversion le 1er décembre 2016. On est rassuré sur la partie technique par les exemples qu'on a vu, les formations, le suivi...

Notre engagement en bio a été la suite logique des transformations entreprises depuis 6-7 ans sur la ferme. Sur l'administratif, on doit prendre des habitudes. On se rend compte que la bio, c'est pas si compliqué, c'est accessible à beaucoup de ferme, pour nous il n'y avait qu'un pas. Et puis surtout, on va vendre sur le marché français, on collera mieux aux attentes des consommateurs. D'ailleurs notre laiterie nous donne le prix bio pour toute l'année alors qu'elle n'est pas capable de le faire en conventionnel : c'est rassurant pour investir sur la ferme et pour vivre de son métier.