Bio en Hauts-de-France

Agriculture biologique en Hauts-de-France

Véronique Thiebaut

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Pourquoi vous êtes-vous penché sur les problématiques d’emploi en agriculture ?

Pour démarrer, nous avons identifié sur notre territoire les activités pourvoyeuses d’emplois. On a recensé la logistique, le médico-social et l’agriculture. Notre collectivité regroupe 64 communes et 30 000habitants. On souhaitait objectiver le bruit de fond qu’on entendait « les gens ne veulent pas travailler, pôle emploi ne sert à rien… ».

Grâce à un financement de l’état (FIDESS) nous avons mené une étude action pour évaluer les besoins et identifier les problématiques de qualification. En réalisant le diagnostic, nous avons remarqué que dans notre secteur on dénombrait beaucoup d’endiviers, surtout des femmes, avec un travail peu qualifié. La question de la fidélisation était centrale : que deviennent ces employées en hors saison ?

Un des résultats de ce travail a été la création du GEIQ 3A : kesako ?

Le GEIQ 3A est un groupement d’employeur pour l’insertion et la qualification. Il propose une formation de 18 mois environ à près de 38 salariés. Après cette période de formation, une grande partie des salariés pour­suivent sur les fermes sur lesquelles ils ont eu l’occasion de travailler ou au sein du groupement d’employeurs 3A. Ce groupement d’employeurs 3A, en 2016, propose principalement des contrats saisonniers (entre 60 et 70) mais aussi des CDI (une dizaine). L’accompagnement administratif est assuré par les groupements, notam­ment la gestion de l’ensemble des démarches administratives liées au recrutement.

Et maintenant, vous souhaitez faire de l’agriculture biologique, un facteur d’attractivité de votre territoire…

La notion d’attractivité faut voir ce qu’on met derrière. Pour certains, créer des plateformes logistiques c’est facteur d’attractivité… On est un territoire de grandes cultures, plutôt voué à l’export, des fermes importantes, une qualité paysagère qui s’est détérioré. On peut imaginer de la co-existence avec de nouvelles formes d’agriculture dont l’agriculture bio. C’est pour moi le moyen de remplir nos villages, de créer de l’emploi, de donner à nouveau envie d’y vivre voire de s’y installer.

Plus d’infos sur les GEIQ de la région www.ge-geiq3a.fr et www.lesgeiq.fr/fiche-geiq/geiq-rural-flandres