Semer des féveroles de printemps en automne

Bio en Hauts-de-France œuvre depuis plusieurs années au développement de la production et de la consommation de légumineuses en région. Le projet regroupe des actions en direction des restaurations collectives, des filières, de la recherche et de la production. La féverole a été
identifiée comme une culture stratégique, tant côté consommation que côté production.

Dans les assolements bio, la féverole allie en effet productivité, résistance à l’aphanomyces et impact positif dans la rotation par la fixation d’azote. Cultivée en région seule ou en mélange, en printemps ou en hiver, ses valorisations se partagent entre alimentation animale et alimentation humaine.

Deux enjeux limitent cependant son développement : le dérèglement climatique et la présence de facteurs antinutritionnels (surtout la vicine-convicive). Le dérèglement climatique tout d’abord impacte particulièrement la féverole de printemps lors de la floraison en accroissant le risque de stress hydrique et thermique. Pour contourner ces stress, un semis précoce au printemps ou la culture de variétés d’hiver sont recommandés. Cette adaptation fait face à la seconde problématique : les féveroles d’hiver ont toutes de fortes teneurs en facteurs antinutritionnels ce qui limite leur potentiel de valorisation, notamment en alimentation humaine. A l’inverse, certaines variétés de féveroles de printemps présentent des teneurs plus faibles en vicine-convicine, et sont donc mieux adaptées à l’alimentation humaine et animale.

Semer de la féverole de printemps en automne semble être une voie d’adaptation possible. Au regard de la baisse du nombre de jours de gel en hiver, la faisabilité semble de plus en plus importante. Le suivi de parcelle mené par Terres Inovia et Bio en Hauts-de-France vise à éclairer cette pratique, déjà mise en place par les producteurs.

CONTACTS 

  • Fanny VANDEWALLE : f.vandewalle@bio-hdf.fr
  • Florine LACHERE : f.lachere@bio-hdf.fr
  • Corentin CNUDDE : c.cnudde@bio-hdf.fr
  • Noëlie DELATTRE : n.delattre@bio-hdf.fr